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Life iz boring

Le réveil sonne, je quitte mon lit après beaucoup de mal, j’enfile mon bas, puis mon haut et me voilà devant mon miroir à me laver les dents. J’ai une sale gueule ce matin, pire que hier. Mes cernes sont plus marquées, normal, j’ai maintenant quatre nuits à rattraper. Je peux pas tout faire : dormir, faire le boulot à la maison et me divertir un peu… alors comme j’applique la logique « on n’a qu’une seule vie », je préfère lire ou écouter de la musique que dormir, oubliant aussi que « on a qu’une seule nuit ». Au petit déjeuner, même si je n’ai pas faim du tout il faut manger. Bah oui, ici on ne mange pas quand on a faim mais plutôt pour éviter d’avoir faim lorsque l’on aura faim. Après les délicieuses tartines beurrées au dentifrice, je fais mes affaires et je m’en vais. Où vais-je ? Pas de mystère, je vais à l’école de la vie.

Sur mon chemin je croise une personne ayant passée la nuit dehors, au frais ou plutôt au froid, une mère conduisant ses enfants à l’école de la vie, où ils apprendront l’Histoire, une histoire qui n’est pas forcément la leur. Je croise également la loi des hommes ainsi que Daniel, le peintre.

Parce qu'il n'y a plus d'écorce

Toujours la même image, jours après jours. Chaque matin, en me levant, je pose le pied à terre, je vois ce sourire peut-être trop beau pour moi mais malgré tout gravé. Cette image de toi, c’est comme si il fallait qu’elle soit actualisée régulièrement, ce qui fait que bien sûr, quand t’es trop loin c’est pas la joie mais… quand t’es trop proche, tu me couvres d’ivresse sans le vouloir et ce n’est pas facile non plus… Mais on fait aller, on est toujours là malgré les déceptions parce qu’il y a aussi de bons moments. Et heuresement, parce qu’on aurait déjà sombré dans cette vie triste. On répond “oui” aux “ça va ?”, on se dit que si on a eu le vent contre nous à l’allée, c’est qu’on l’aura dans le dos pour le retour même si on sait pas quand ce bordel va se terminer… Ce qui est certain c’est que pour le moment nous sommes là tous les deux et je dois apprendre à aimer sans posséder, même si c’est difficile. C’est difficile de te croiser tous les jours, d’être souvent à tes côtés comme si de rien n’était… c’est si irrésistible de t’observer discrètement, si jouissif quand ton regard croise le mien, si insupportble de ne pas parvenir à déchiffrer ces regards et leurs intentions.
Je ne compte plus les nombreuses fois où j’ai eu la très forte envie de te serrer fort contre moi, quand ça n’allait pas, ces fois où toi seule aurais pu rétablir l’équilibre. Je ne compte plus les fois où j’ai rêvé de toi la nuit. J’ai rêvé de situations rêvées avant de me réveilller pour affronter la réalité : ce merveilleux cauchemard qui me traîne dans les temps gris de la vie, là où tu ne m’attends pas au tournant. Et si jamais tu m’attends, ouvre ton coeur et tends moi la main : je n’y arriverais pas seul.
Si je n’emploie pas un langage plus “poétique” dans ce texte qui t’es dédié et que tu ne liras jamais, c’est parce qu’il est sincère. C’est peut-être “parce que tu ne le liras pas” qu’il est sincère, et c’est ça qui est horrible à reconnaître… A trop se priver, on en vient à espérer des choses simples... J’aimerais tant que tu m’éclaires, que tu me montres le chemin à suivre, la route vers la lumière, ta lumière, si toutefois il en existe une. La peur m’a envahie, s’est installée en moi et a fait naître le doute depuis des mois. La peur du gouffre au bord du quel je suis… Bien sûr que si on tombe c’est pour mieux se relever mais… je m’en passerais bien, tu sais. Parce que le malaise vient de là : je n’arrive pas à voir l’avenir ailleurs que dans tes yeux… J’aimerais savoir pourquoi assez souvent tu te tournes vers moi, tu me regardes, tu me souris. Rha ! Tous ces messages que je ne comprends pas, ces signes qui peut-être n’en sont pas… Il faut s’arrêter et rester sérieux dans nos affaires : le jeu n’est plus amusant. Le doute persiste et pourtant nos esprits sont débordés d’envies, de rêves… c’est en tous cas ce que j’espère… J’espère peut-être pour ne pas voir un horizon qui se déchire…

Terminées les discussions bidons, les allusions à la con, trop d’attentes vaines rendent la vie morose. Voici venu l’air nouveau d’une nouvelle ère au travers de ma nouvelle aire ! Je ne sais pas encore quand ni comment t’avouer qu’il y a une flamme qui en moi brûle pour toi mais elle n’est pas prête de s’éteindre alors un jour ou l’autre tu sauras. Tu sauras qu’il ne se passe pas un jour, pas une minute sans que ta voix, tes yeux, ton sourire ou encore ta silhouette envahissent mon esprit. Ce jour là je l’attends parce qu’il viendra. Et même si je garde quand même en tête qu’il suffit d’un rien pour vivre le bonheur ou le drame, je reste debout !
Aujourd’hui nouveau chapitre : c’est toi qui va m’aider à vivre parce qu’on a pas le choix faut se battre ! Il ne faut pas se laisser aller, il faut continuer à porter sa carcasse sans oublier qu’à deux, la carcasse est moins lourde. Tu l’as compris : moi c’est l’amour qui me porte et même sans matérialisation de sa part, j’y crois ! J’y crois même si les jours passent et toujours rien ne se passe ! Après tout, je n’ai besoin de rien d’autre que cette image dans ma mémoire et d’un peu d’espoir pour pouvoir continuer à cracher de gros molards sur le désespoir !

Vous pouvez appeller ça “déclaration” mais sachez que ce n’est pas demain la veille que la personne concernée lira ce texte… c’est dommage parce que je l’aime. Si jamais tu lis ce texte, c’est que je perds le Nord à trop vouloir bien faire et attendre le bon moment. Finalement, je pense juste que le “moment bon” c’est quand tu sauras. Parce que même si c’est “non”, tu m’auras délivré.

Moi sans toi

Moi sans toi, ce n'est pas facile à envisager mais il le faudra bien...
C'est tous les jours que je dois faire face à ton regard, tes jolis petits yeux noirs qui semblent m'observer à certains moments et me fuir à d'autres moments. C'est tous les jours que je résiste à l'envie de te serrer dans mes bras. C'est tous les jours que je me retiens de te dire je t'aime. C'est tous les jours que je meurs de mal être de faire comme si de rien n'était quand tu es à mes côtés. C'est tous les jours que j'avance dans ce désert de fumées roses et c'est chaque jour que je m'y perds un peu plus... que je m'y noie de plus en plus... moi qui adore l'eau, je me noie dans ce sable ocre et aride très différent de l'eau si fluide et si légère... ce n'est pas le même élément, hélas !
A l'heure qu'il est, je suis sonné et j'ai besoin que tu m'élcaires.  Viens me tendre ta fine et douce main, je serais le plus heureux des hommes... ou dissipes toutes les fumées pour me sortir de ton emprise involontaire... et je me retrouverais alors dans un désert infini pour l'éternité d'un temps...
Je ne pense qu'à toi, je ne vois que toi... l'expression est débile, mais c'est comme si tout était en noir et blanc autour de moi, sauf ta silhouette. Tout est fade, tout est moche face à ton aura. Tout n'est plus rien.
Je me sens mal lorsque tu t'approches trop de moi et pourtant je me sens encore plus mal lorsque tu n'es pas là...
Quand j'entends ta jolie voix, je suis si troublé que je vois des papillons voler dans l'air, un autre élément encore...

J'ai le coeur lourd, je ne sais pas où me mettre quand tu es dans mon champ de vision, je ne sais pas où diriger mon regard, je ne sais où regarder... à quoi bon s'emmerder puisque au final, c'est ton doux visage que j'observerais avec passion...

Je ne vais pas pouvoir tenir très longtemps : les questions, les doutes, les déceptions, les encouragements, les incompréhensions, les situations tordues, les gaffes et les regards trompeurs vont me bouffer jours après jours. Je vais serrer les dents, m'interdire de te regarder, essayer de penser à autre chose, t'ignorer et demeurer à l'opposé de toi parce que au fond... je n'y crois plus... mais tais-toi mon coeur, laisse moi espérer dans le doute négatif, laisse moi te regarder, penser à toi, me rapprocher de toi, juste pour ne pas envisager moi sans toi.

Parce que je le sais ou tout au moins je crois le savoir : je ne t'interesse pas. Mais je ne suis sûr de rien alors ne me laisse pas imaginer moi sans toi...
Tu es si différente de moi et pourtant c'est toi qui m'attire... je ne sais pas ce que ça va donner. Je vais rester dans mon coin, je suis déjà assez attaché à toi pour le moment, je ne veux pas m'avancer plus car... je risque de tomber de très haut... mais positivons ! Restons debout ! Prêt à tout pour que tu me prennes la main... à tout...

Et même si tu ne liras jamais ces lignes (en tous cas, j'espère que tu ne les liras jamais), je t'aime, je t'aime et je t'aime.

Minimum requis

A ma naissance, tout était déjà construit et prêt à nous accueillir, ma carcasse et moi, à aucun moment on ne m'a demandé mon avis. On a tout fait pour que se plier aux règles établies par d'autres hommes soit une chose banale. On était persuadés que le bonheur des uns ferait celui des autres, nous avons eu la prétention de croire que le désir d'un ferait le bonheur des autres...
Des gens ont envie d'une chose, d'autres ont envie d'une autre... Mais avec un minimum de tact, ça aurait pu bien se passer, si seulement la société ainsi bâtie était parfaite... Hélas ce n'est pas le cas : inégalité, pauvreté et désespoir mènent à l'échec et engendrent violence, haine et moult autres conflits.
L'argent y est pour beaucoup... les gens d'en bas sont jaloux de ceux qui réussissent, ou tout au moins les envient. Les uns semblent mépriser les autres mais comme je l'ai dit, l'être humain est complexe et je ne peux par conséquent pas répertorier tout les comportements qui pourraient être adoptés... Cependant, notons que certains distribuent leurs biens, pour en faire profiter les autres, même si ils sont rares, pendant que d'autres tentent d'en amasser le plus possible, sanchant que pas loin d'eux, d'autres encore ne se soucient pas de l'argent et vivent comme il le peuvent en faisant tout leur possible pour être heureux et aimer leur prochain.
Il y a toujours un minimum requis s'obtenant avec des euros, histoire d'être normal ou comme les autres, peu importe le métier que l'on fasse, peu importe l'âge que l'on a : de l'ado passant pour un ringard sans baskets aux pieds, à l'homme mûr et responsable, chef d'entreprise et obligé d'avoir dans son armoire un costume/cravate, voire de le porter quotidiennement. L'existence de ce minimum requis relèverait même du comique : l'homme, voulant ressembler à ses semblables, créerait une caricature de lui-même !
Puis s'il vous plait les gens, arrêtez de mettre votre "L'argent ne fait pas le bonheur" à toutes les sauces ! Vous n'êtes pas heureux quand vous avez une nouvelle paire de chaussure ? Quand vous avez enfin le jeu vidéo qui vous faisait tant réver ? Quand vous sortez du cinéma après un bon film ? Quand vous partez, si nombreux, à Disneyland ? Quand vous dégustez un croissant à la sortie de chez votre boulanger ? Quand vous gagnez 2 euros grâce à la française des jeux ? Quand vous achetez le dernier roman de votre auteur favoris ?
L'argent c'est toute votre vie, mes chers ! Sans argent, vous ne serez pas habillé comme vous l'êtes, vous ne mangerez rien, vous ne vous éclaterez pas le samedi soir, vous ne regarderez jamais la télé' et vous ne lirez même pas cet article ! C'est le système qui est fait comme ça, argent et survie sont deux mots indissociables ! Dans un monde comme le notre, on ne peut pas vivre sans monnaie dans la poche ! Tout est conçu pour attirer notre attention, notre désir de possession : "oh ! un joli bonnet, je veux l'acheter, pourtant je n'en ai pas besoin, nous sommes en Juin !"
Ne vous en faites pas, continuez votre vie, gagnez votre argent, travaillez dur ou écrasez les plus faibles pour y parvenir mais quoi que vous décidez de faire, l'argent vous aura quand même et pourra quelques fois perturber votre vie. On ne vous a pas demandé votre avis, c'est comme ça.
Moi aussi, bien sûr, je suis comme vous, comme nous. Je suis ce que nous sommes, soit des gens en quête d'un minimum requis...

Oui, je critique le système. Non je n'ai pas honte de me plaindre alors que je vis en occident et qu'il y a sûrement plus mécontant que moi dans le monde. Saloperie de fric !

L'homme voilé...

Tu dis m'aimer pour ce que je suis ou ne pas aimer ce que je suis, mais sais-tu qui je suis vraiment ? Tu sais de moi ce que je veux te montrer ou ce que je te fais croire depuis toujours. Peut-être m'aimes-tu pour ce que je ne suis pas. Comme il est facile de se créer un voile derrière lequel se cacher... cacher qui l'on est vraiment...
Qui te dis que, à travers ces lignes de profondes réflexions (ironie) sur le fait d'être ou de ne pas être, je ne souhaite pas me faire passer (encore une fois ?) pour ce que je ne suis pas ? Qui te dis par exemple que je ne me colle pas une étiquette de personne différente des autres, à la dérive d'un monde qui lui est totalement indifférent et incompréhensible ? A l'inverse, qui te dis que je ne suis pas comme toi ?
A partir de là, deux hypothèses coexistent, soit deux réponses différentes à la question "qui te dis que".

  • La première étant "personne ne te le dit", c'est toi-même qui imagine mais ne devine ce que je suis par le biais de ce que je te montre, ce que je te raconte, mensonges ou vérité. Tu t'es forgé une opinion de moi grâce à ce que je t'ai montré, ce que tu connais de moi. Mais peut-être devrais-je dire... ce que tu crois connaître de moi.
  • La seconde hypothèse, "c'est moi qui te le dit" met en avant une autre question : "qui est à l'origine de ton actuelle réflexion ?" C'est moi qui pose le problème bien sûr, c'est moi qui embrouille ce que tu croyais être solidement conçu par ton esprit déductif et minimaliste, cherchant la simplicité et refusant de penser à l'existence d'une somme complexe d'évènements, de sentiments et de pensées forgeant l'individu. Du haut de mes quatre pommes, je n'aurais pas la prétention de placer ici la définition de l'invividu... Malgré cela, avec cette seconde hypothèse donc, c'est encore moi qui te montre ce que je veux bien te montrer, puisque c'est moi qui pose la problématique, en formulant la question qui pose soucis, car jusqu'à maintenant tout était clairement fixé pour toi. Peut-être l'est-ce toujours ??
Dans les deux cas, c'est bien moi et moi seul qui décide de ce que je suis à tes yeux et tu n'es qu'impuissant face à tant de méandres circonstancielles. De toute façon, tu me diras... si ce n'est pas moi qui décide ce que je suis, qui le pourrait ?
Mais tu n'as rien compris au truc, gars. C'est toi qui décide de me voir comme tu veux, selon ce que je te dis. Moi, je me contente d'écrire ou de parler, puis tu interprètes ensuite de la façon que tu veux. Ta vision de moi n'est pas toujours la plus juste, mais une fois que tu l'as, cette vision, tu ne veux plus la modifier et c'est ça qui est con.
Certes, quoi que je veuille faire croire ou quoi que tu crois, je suis ce que je suis, mais tu perçois seulement ce que je veux te montrer ou ce que je te laisse imaginer. Peut-être suis-je une personne tout à fait normale. C'est d'ailleurs très probable car pourquoi serais-je différent ? 

Puis... quel serait l'interêt de mentir, de me créer un nouveau moi ? Je suis ce que je suis, même si ce n'est pas toujours ce que nous sommes.

Mais comme je l'ai dit plus haut, tout ce bordel n'est qu'un voile, donc par conséquent, nous pouvons y voir à travers.
Ouvrir les yeux facilite la chose, bien entendu. Puis... qu'importe vraiment de savoir qui nous sommes, c'est inutile... =)

Nouvelle aire

Pourquoi raconter sur une telle page, remplie de publicités génératrices de revenus, des déboires et des soucis ? Pourquoi nourrir la machine livejournal.com de mes conneries ? Je sais pas, pas du tout. Peut-être est-ce un besoin, mais si le net n'était pas là, je m'en serais passé, j'avoue donc que ce n'est pas une besoin indispensable, donc que ce n'est pas un besoin. Savoir que des amis, de la famille ont de grandes chances de tomber sur cette parcelle de moi un jour ou l'autre me fait peur et m'angoisse...
D'ailleurs, les moins cons ne riront pas de cet espace et en ressortiront encore moins cons (ou pas) ! Si vous ne parvenez pas à accepter un blog ou tout au moins un espace de création différent de ceux qui vous avez rencontrés jusqu'à maintenant, je vous invite à quitter cette page sur-le-champ. ;)
Aussi, ce ne sont pas nécessairement des déboires et des soucis qui pourront être racontés par ici. Ce seront aussi des moments de bonheur, de joie, de délire et de délires, espérons-le. =P
N'attendez pas de cet espace un lieu sans failles et parfaitement rédigé, parlant à chaque fois au nom du monde. Il y aura sûrement des faute, des soucis de présentation et ce qui sera raconté ici n'engagera que moi, Romain M.
Finalement, quel est le but d'un tel recueil ? Je ne souhaite bien sûr pas exposer une vie quotidienne dans ses détails ou  raconter au jour le jour mes sentiments, mes envies, déposer des centaines de photos dans les albums que la plate-forme met très généreusement à ma disposition. Je veux juste écrire, écrire et faire part de certaines idées, noyer quelques baisses de moral dans des lignes, sans pour autant se donner en spectacle, passer pour un déjanté, un dégoûté ou quelque chose de pas naturel. Par ce blog, pourquoi pas non plus chercher à être moi, tout simplement, le moi que peu de personnes connaissent ou ne cherchent à connaître. Bref... pas de but précis... mais, quel est donc vraiment le but des blogs, des journaux en ligne et autres du genre, à part remplir les caisses de leurs hébergeurs et fournisseurs ? C'est très à la mode, très kikoulol, débile, sans intérêt mais rien ne vous empêche d'ouvrir un autre onglet dans votre navigateur et de fermer celui-ci. ;)
Laissez-moi remplir la caisse de livejournal.com en paix, qui est selon moi la meilleure des caisses à remplir, en matière de blogs pour particuliers.

Bonne visite... ou pas ! xD